Afridi delivered speech to the students of the Lycee cité scolaire Blaise

On March 25, 2010, Fazal ur Rehman Afridi visited the Lycee cité scolaire Blaise de Vigenère de Saint Pourçain sur Sioule. Besides acquainting the students about the politico-Economic situation, Afridi stressed the importance of Human Rights, which are usually violated in countries like Pakistan with impunity by the military secret services of state and the non-state extremist groups like Talibans.

He told the students that the rights the French people enjoy now are a result of a long struggle of their ancestors and the subsequent decisions of their wise leadership. They should not take it for granted. Because, in countries like Pakistan, Human Rights activists like him are threatened, penalized, silenced, abducted, tortured, and killed even in this modern day civilized world. Their only fault is that they demand basic fundamental rights for their fellow citizens. He appreciated the services rendered by organizations like Maison Des Journalistes and Reporters without Borders (RSF) for the protection and freedom of journalists from around the world.

COMMENTS OF THE STUDENTS:

Jeudi 25 mars 2010, le lycée Blaise de Vigenère de Saint-Pourçain-sur-Sioule recevait pour la première fois un journaliste pakistanais  Fazal-Ur Rehman Afridi. Il s’est entretenu durant une heure et demie avec la classe de terminale ES.

UN JOURNALISTE PEU COMMUN !

Fazal-Ur Rehman Afridi est Pachtoun et vient de la région tribale Nord-Ouest du Pakistan. Il est âgé de 36 ans. En France, tout est nouveau pour lui, la langue, la culture. L’apprentissage du français ne devrait pas lui poser problème puisqu’il ne parle pas moins de dix langues ! Hormis son dialecte natal, il en parle quatre autres, ajouté à cela l’anglais, le croate, le slovène, l’hindi et le russe.

UNE PASSION DANGEREUSE

Il a voulu être journaliste, « c’est une vraie passion » nous a-t-il dit ! En effet, pour lui il est important de faire part de ses propres idées. Il défend les droits de l’Homme, aide les femmes et enfants. Compte-tenu de la situation au Pakistan, il lui était de plus en plus difficile d’exercer sa profession dans des conditions démocratiques. Les talibans n’appréciaient guères les articles de Fazal-Ur Rehman Afridi et lui ont fait savoir en le menaçant. Tout en connaissant les risques, il voulait véritablement devenir journaliste.

UN PAKISTAN SEMBLANT STABLE

Le Pakistan est une république islamique dont la capitale est Islamabad. Sa constitution date de 1973. Son système politique est semblable à celui français. Il y a un président, un premier ministre. Ce dernier a plus de pouvoirs qu’en France. Les institutions sont les mêmes que les nôtres une Assemblée nationale et un Sénat qui forment le Parlement. Siègent au Sénat les représentants des quatre provinces pakistanaises. Les Pakistanais élisent directement les représentants de l’Assemblée et indirectement les sénateurs.

Ce pays a une superficie comparable à celles du Royaume-Uni et de la France réunis. On peut comptabiliser une soixantaine de langues sur le territoire pour une population totale d’environ 180 millions d’habitants. Parmi eux, une grande majorité de musulman, puisque l’islam est la religion officielle du pays. Le Pakistan compte quatre pays limitrophes : l’Inde, la Chine, l’Afghanistan et l’Iran. Une région est disputée depuis des décennies avec l’Inde : le Cachemire. Les talibans quant à eux occupent les zones tribales qui se trouvent principalement au Nord-Ouest, à la frontière pakistano­afghane.

DES TALIBANS OMNIPRESENTS

Les talibans contrôlent tout ce qu’ils peuvent, notamment les écoles qu’ils n’hésitent pas à bombarder pour empêcher l’éducation des enfants. Ainsi dans la région d’origine de Fazal-Ur Rehman Afridi, très peu de filles vont à l’école (moins de 1%). Par conséquent, le taux d’alphabétisation est peu élevé : 53% pour les garçons et 27% pour les filles. De plus, les talibans corrompent la presse, ils contrôlent les journaux et tuent les journalistes. Il n’existe aucune liberté de la presse surtout pour les journalistes indépendants. Le gouvernement ne combat pas cette censure et emprisonne tout auteur d’un article diffamatoire.

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