Face au terrorisme, sauver les enfants !

Exposé présenté par Fazal Ur Rehman Afridi

Président de l’IRESK (Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber)

le 30 mai 2012 à la rencontre organisée à Paris par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

 INTRODUCTION

Dans la région Af-Pak nos enfants sont exploités, terrorisés et utilisés quotidiennement par des terroristes comme des outils du terrorisme. Nous manquons de données fiables car la plupart du temps la violence systématique contre les enfants, n’est pas signalée en raison du manque d’accès aux zones contrôlées par les talibans et Al-Qaïda , en particulier dans les zones tribales du Pakistan voisines de l’Afghanistan. Aussi, avoir une évaluation complète et l’analyse des faits et des chiffres est difficile pour faire un plan d’action global contre le terrorisme ciblant les enfants.


L’importance de la protection et du bien-être de l’enfant a été spécifiquement mise en évidence dans différentes conventions, pactes et déclarations par l’ONU ainsi que dans d’autres lois et instruments par les institutions spécialisées et les organisations internationales, en particulier dans la Déclaration de Genève des droits de l’enfant de 1924 , la Déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale le 20 Novembre 1959, la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ( en particulier aux articles 23 et 24) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ( notamment dans l’article 10).

La Convention relative aux droits de l’enfant de novembre 1989 est le premier instrument international juridiquement contraignant à intégrer la gamme complète des droits de l’homme sur les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. L’enfant, en raison de son immaturité physique et mentale, a besoin d’une protection spéciale et de soins. L’un des principes fondamentaux de la Convention est le droit à la vie d’un enfant. Les terroristes privent nos enfants de ce droit fondamental à vivre et à être dans un environnement paisible. Les Gouvernements de l’Afghanistan et du Pakistan sont signataires de la convention et sont responsables de la mise en œuvre de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité concernant la protection des enfants, y compris la résolution n° 1612.

- Enfants cibles du terrorisme

Selon un rapport de l’ONU, entre septembre 2008 et août 2010, les enfants ont été victimes d’attentats suicides et à la roquette, d’engins explosifs improvisés et d’opérations militaires menées par les talibans et autres groupes armés ainsi que part les forces afghanes et internationales.

Au cours de ces deux ans 1.795 enfants ont été blessés ou tués en raison de violences liées au conflit (un euphémisme pour le terrorisme), le chiffre est sans doute sous-estimé en raison de la difficulté à accéder aux zones de conflit. “Au moins neuf cas ont été signalés d’enfants exécutés sur des soupçons d’espionnage pour les forces militaires internationales, y compris la pendaison publique par les talibans d’un petit garçon de sept ans dans la province de Helmand en Juin 2010,” indique le rapport.

Le nouveau rapport souligne le fait tragique que le recrutement et l’utilisation d’enfants par toutes les parties au conflit a été observé dans tout le pays. L’ONU a déclaré qu’il était en mesure de vérifier 26 de 47 incidents signalés, y compris plusieurs cas d’enfants utilisés pour mener des attentats suicides. L’an dernier seulement (2011) 1,282 enfants ont été tués ou gravement blessés en raison du conflit en cours en Afghanistan.

Au Pakistan, 13 attentats-suicides ont été signalés dans différentes parties du pays au cours des quatre premiers mois de l’année en cours tuant 133 personnes et en blessant 147. Un total de 41 attentats-suicides ont tué plus de 620 personnes et blessé 1180 personnes l’an dernier.

L’an dernier, seulement 2 jours après mon appel du 11 septembre pour la protection des enfants contre le terrorisme, lors d’une cérémonie organisée par le MPCT au Jardin du Luxembourg , quatre terroristes ont attaqué un autobus scolaire à la roquette. L’attaque a échoué, alors ils ont ouvert le feu sur les enfants tuant 5 personnes et en blessant 19. On pleure en entendant les histoires des victimes, des blessés et de leurs parents.

Le 19 Février 2012, deux enfants Shah Zeb et Ibrar ont été tués et trois autres enfants nommés Ashfaq, Sohail et Shaukat blessés par un obus de mortier qui a frappé une maison dans Syal Khan village de Khyber Agency

Jahandar Shah, dont le fils de 7 ans, Jamal a été tué dans un attentat à Peshawar, au Pakistan, sanglotait tout en essayant de tirer le corps ensanglanté de son enfant innocent.

Le 19 mai 2012 un attentat-suicide a frappé lors d’un rassemblement de déjeuner, de la police et de civils afghans locaux dans le district d’Aisher au sud-est de Khost en Afghanistan, tuant au moins 13 personnes, deux enfants ont été tués et un blessé. Quatre femmes et neuf enfants ont été tués dans la province d’Uruzgan en Afghanistan le 15 mars 2012, quand un pick-up de civils a sauté sur une mine plantée par des talibans.

Je suis étonné par les déclarations de certains experts européens sur le terrorisme, qui disent que l’Europe n’est pas en danger. Les preuves brossent un tableau différent. Il est absolument faux de dire que l’Europe est sans danger et nos enfants en sécurité. Je pense que l’épisode terroriste de Mohamed Merah devrait fonctionner comme un test pour l’UE sur ce qui peut arriver dans l’avenir si les terroristes ne sont pas arrêtés dans les régions mêmes où ils opèrent. Sinon les terroristes amèneront cette guerre à l’Europe.

Je peux énumérer plusieurs cas de terrorisme qui ont eu lieu en Europe dans un passé pas si lointain. La tragédie de l’école de Beslan, en Ossétie du Nord en septembre 2004, peut être qualifiée de pire terreur dans l’histoire de cette région turbulente. Elle a tué 335 personnes dont 186 enfants. Plus de 700 personnes ont été blessées, la plupart des enfants. Cet acte de terreur contre des enfants innocents, aux portes de l’Europe occidentale aurait dû être un révélateur mais a été immédiatement oublié par le monde et l’Europe.

Le 22 Juillet 2011, Anders Behring Breivik, dans le pire acte terroriste de l’histoire de la Norvège, a bombardé un bâtiment du gouvernement à Oslo et ensuite a commis un carnage dans un camp d’été de jeunesse du Parti socialiste, tuant 77 personnes, dont 69 adolescents. L’Europe a trop oublié.

Le 19 mai 2012, une bombe a explosé devant une école à Brindisi dans le sud de l’Italie, exactement au moment où les élèves arrivaient à l’école, tuant une jeune fille de 16 ans et en blessant 7 autres. Cet attentat contre des enfants innocents a choqué l’Italie et l’Europe, mais a été aussitôt oublié.

Le 19 mars 2012, Mohamad Merah, un salafiste a été conduit par les terroristes d’Al-Qaïda à entrer dans une école juive à Toulouse. Nous semblons avoir oublié cette barbarie aussi.

Merah s’est tourné vers le salafisme en prison en France. Il s’est en outre radicalisé après ses deux visites dans des camps terroristes en Afghanistan et au Pakistan où il a obtenu une formation terroriste, mais le gouvernement et les agences de sécurité nationales n’ont pas fait attention.

En conséquence, le monstre a sélectionné une cible facile, sans aucun obstacle et tué 3 petits enfants de sang froid. Le terroriste a pourchassé une petite fille de 7 ans dans la cour, l’a attrapée par les cheveux lui a tiré dans la tempe à bout portant.

Les victimes étaient le rabbin Jonathan Sandler , 30 ans, ses deux enfants Aryeh, 5 ans, et Gabriel, 3 ans, et la fille de la chef d’établissement, Miriam Monsonego, 7 ans.

La police française s’est réveillée après cet acte barbare, et a arrêté plus de 40 personnes appartenant à un groupe de Forsane Alizza, soupçonné d’incitation à la violence et au terrorisme.

Le 16 mai 2012 trois jeunes adolescents ont été arrêtés en France. Ils étaient prêts à se lancer dans une tournée au Pakistan et en Afghanistan pour s’entraîner pour le Jihad. C’ est vraiment alarmant.

Cela aurait dû être un révélateur pour les autorités françaises. Le public et les gouvernements semblent avoir oublié cet acte terroriste. La négligence peut coûter plus cher et peut entraîner d’autres attaques terroristes sur nos enfants car les enfants semblent être une cible facile.

Nous ne savons pas combien de cellules terroristes dormantes ou de loups solitaires sont là en Europe, qui peuvent attaquer à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit, au moment de leur choix. Je pense que les leçons n’ont pas été tirées, même maintenant.

- Enfants interdites d’éducation par la terreur


L’éducation des filles est d’une importance primordiale pour toute société. Selon un proverbe africain si vous éduquez un garçon, vous éduquez une personne, mais  éduquer une fille c’est éduquer une famille entière. Nous pouvons énumérer les avantages énormes associés à l’éducation des filles qui bénéficie à tous, garçons et filles. Les filles instruites sont supposés être financièrement indépendantes et politiquement  et seront plus enclines à élever et éduquer leurs enfants dans un environnement paisible, loin du terrorisme et de  l’extrémisme. Ces filles vont devenir de meilleurs citoyennes , et de meilleurs parents pour leurs propres enfants.

Bien conscient de cela , les terroristes utilisent toutes leurs énergies et leurs tactiques pour priver les filles d’éducation au Pakistan et en Afghanistan. Les talibans par le biais des décrets religieux ont interdit l’éducation des filles dans leurs domaines respectifs. Ils utilisent toutes les tactiques et les moyens pour empêcher les filles d’aller à l’école. Ces terroristes menacent, enlèvent, torturent, empoisonnent et tuent  les filles qui osent aller à l’école et même leurs enseignantes.

Un rapport nommé “connaissances sur le feu” publié en Septembre 2009 par CARE International dit qu’au cours de la seule année 2008, 670 attaques sur le système éducatif afghan ont été effectuées, y compris l’incendie criminel et l’assassinat des enseignantes et des élèves. Entre Janvier 2006 et Décembre 2008, 1153 attaques de différentes natures ont été signalés: des grenades, des “lettres de nuit”, des menaces verbales aux enseignants, des assassinats d’élèves et de personnels de l’éducation.

Selon le ministère de l’Education (ME), 230 personnes sont mortes à la suite d’attaques contre des écoles, des étudiants et de personnel entre 2006 et 2007.
Plus de 2000 écoles ont été bombardées et détruites par les talibans et Al-Qaïda dans une seule province nommée Khyber Pakhtunkhwa dans le nord-ouest du Pakistan ainsi que la région tribale (FATA) adjacente à la frontière pakistano-afghane.

Le 17 Avril 2012, Reuters a rapporté l’empoisonnement de 150 jeunes filles après avoir bu l’eau contaminée dans une école secondaire dans la province Uruzgun de l’Afghanistan.

Dans une dernière attaque, le 24 mai 2012, plus de 120 filles et leurs trois enseignantes ont été empoisonnés par une poudre toxique, pulvérisé dans les salles de classe par des talibans dans la province de Takhar, en Afghanistan.

Les extrémistes ne font pas que détruire les écoles, ils détruisent notre avenir. Dans les FATA, le Pakistan, le taux d’alphabétisation des garçons est de 16%, tandis que pour les filles est inférieur à 1%. Et encore les terroristes sont résolus à empêcher ver ce petit pourcentage de filles d’aller à l’école.

Il ya problème mais il y a aussi des motifs d’espoir.  Beaucoup de filles se sont levés contre les talibans pour poursuivre leur éducation. Une fille comme Malala Yousafzai, qui s’est  dressée contre la terreur et a continué à s’instruire et à instruire d’autres filles clandestinement dans la ville de Swat, au Pakistan, est une  lumière dans l’obscurité.
Enfants transformés en bombes :


Al-Qaïda continue de répandre son message de terreur et l’idéologie du djihad en dépit de la mort de son chef Oussama ben Laden, par les forces spéciales américaines à Abbotabad, au Pakistan. Les talibans (étudiants en religion) sont endoctrinés et ont fait fortement pression dans plus de 20. 000 madrassa (écoles religieuses) au Pakistan, pour s’engager dans une guerre sainte contre les infidèles et des étrangers au Pakistan et en Afghanistan. Al-Qaïda et les talibans se concentrent sur les enfants pour les utiliser comme un outil du terrorisme, ce qui indique une tendance très dangereuse pour le monde civilisé.

Le 15 Février 2012, la police afghane a sauvé 41 enfants destinés à devenir des « kamikazes » et qui étaient sur le point d’être introduits clandestinement dans les montagnes au Pakistan. Selon Sediq Sediqqi, un porte-parole du ministère de l’Intérieur, les enfants âgés de 6 à 11 ans ont été libérés de terroristes dans l’est de la province de Kunar. Les enfants étaient enchaînés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper. . Le 12 Février 2012, deux garçons âgés de 12 ans, nommés Nasibullah et Azizullah équipés de gilets explosifs et formés comme des kamikazes dans des madrassas pakistanaises, ont été arrêtés dans la province de Kandahar. L’un d’eux avait été gracié par le président Hamid Karzaï moins d’un an auparavant pour le même crime. « Le professeur m’a dit, “vous ne serez pas blessé, allez juste perpétrer un attentat suicide” », a déclaré Azizullah. Mandy Clark, une journaliste de CBS News basée en Afghanistan, écrit dans un article publié le 15 octobre que neuf jeunes garçons ont été manipulés par les talibans pour livrer une bombe cachée dans une corbeille de fruits à l’intention d’un commandant local qui travaillait avec les forces américaines. Ils ne savaient pas qu’une bombe était cachée dans le panier. Elle a explosé le 11 Septembre 2009 causant de graves blessures à des garçons. Eidullah,11ans et Mohamed, 9 ans ont perdu leurs jambes, un garçon est devenu aveugle. Toute leur vie a changé en un éclair. . Dans un autre cas, le 1er Juillet, 2011, Kainat, une petite fille de 9 ans a été enlevée à Peshawar, au Pakistan et dirigée par les terroristes pour attaquer une cible avec un gilet explosif. Elle a été sauvée quand elle crié à l’aide en s’approchant d’un barrage de police. Mais, le même jour une autre fille a été tuée dans la province d’Uruzgan en Afghanistan quand les terroristes ont fait exploser son gilet alors qu’elle s’approchait d’un véhicule de police.

Le 3 avril 2011, Umar Fidai, un jeune garçon de 14 ans endoctriné par des terroristes à attaqué un sanctuaire religieux soufi dans Derra Ghazi Khan, la province du Pendjab, avec son ami Ismail du même âge. Ismail a fait exploser la première bombe qui a tué 36 personnes et a blessé plus de 100 pèlerins. Umar Fidai a couru vers la scène sanglante et a fait exploser son gilet comme prévu pour provoquer le dommage maximal, mais le gilet n’a pas explosé. Il a été surpris de se retrouver à l’hôpital avec un bras amputé plutôt que dans le confort du paradis promis par les terroristes.

Nous ne pouvons pas laisser nos enfants à la merci des terroristes. A l’ère moderne de l’Internet et des réseaux sociaux, les enfants en Europe ne sont qu’à un clic des terroristes. Certains écrivains et des analystes, qui nient la présence du terrorisme en Europe se cachent la tête dans le sable comme des autruches. La menace est réelle. La raison pour laquelle l’Europe est relativement sûre n’est pas parce que les terroristes ne sont pas intéressés par l’Europe, mais en raison du fait que des gens courageux dans la justice, les forces de l’ordre et les services de sécurité, travaillent jour et nuit pour protéger le public et les enfants contre les terroristes. Les agences de sécurité nationales et les médias ont la responsabilité de sensibiliser et d’informer les organisations de la société civile des menaces posées par les terroristes vers l’Europe et le monde entier. La sensibilisation est très importante. Si nous laissons la situation non résolue dans la région Af-Pak, le terrorisme va nous hanter ici dans un proche avenir. Conclusion : le terrorisme n’a pas de frontières.

Les talibans et Al-Qaïda utilisent largement les médias et les réseaux sociaux dans leur propagande pour attirer les enfants vers le message de haine, le meurtre et le djihad contre les infidèles. Dans les vidéos publiées récemment par les talibans, des enfants âgés d’à peine 5 ans s’entraînent pour le Jihad (guerre sainte). La méthode utilisée et les sentiments suscités semblent être leS mêmeS que ceux utilisés par le Hamas et d’autres organisations djihadistes au Moyen-Orient. Cela signifie que les terroristes utilisent les réseaux modernes de médias pour communiquer les uns avec les autres, apprendre de leurs expériences et cibler les enfants immatures au Pakistan et en Afghanistan.

Le pire de tout est que le CICR, Comité international de la Croix-Rouge a cessé ses activités au Pakistan après l’assassinat de son travailleur Kahlil Dale Rasjed, un gestionnaire de programme de santé à Quetta, au Baloutchistan. Une autre tragédie guette nos enfants dans la Khyber Agency dans la région tribale adjacente à la frontière afghane : plus de 600.000 civils innocents (plus de 50 % d’enfants) ont été déplacés en raison de soi-disant opérations militaires contre les talibans. Cela pose un réel danger pour l’éducation, la santé et la vie de ces enfants. Ces enfants sont une proie facile pour les terroristes qui cherchent à les enlever et à les endoctriner pour être utilisés comme « kamikazes » à l’avenir.

L’organisation humanitaire internationale Save the Children qui travaillait pour aider et protéger des enfants a été empêchée par les autorités de travailler au Pakistan.

Dans le contexte de l’arrêt des organisations internationales humanitaires travaillant pour la sécurité, la santé, l’éducation et la protection des enfants, l’avenir semble être sombre pour nos enfants. Une action urgente est nécessaire de la part de l’ONU, l’UNICEF et toutes les organisations internationales humanitaires pour faire pression sur les gouvernements de l’Afghanistan et du Pakistan afin d’assurer la protection des enfants dans leurs pays respectifs.

IRESK n’exige pas les milliards de dollars qui ont été « pompés » pour nourrir le gouvernement corrompu Karzaï et les militaires traîtres du Pakistan. Nous voulons juste une stratégie alternative. Elle est très simple : juste nous aider à protéger nos générations futures. Donner l’éducation à nos enfants plutôt que des fusils et des gilets explosifs. Investir dans nos enfants plutôt que dans les guerres qui se traduisent par une nouvelle radicalisation. Les djihadistes et les islamistes utilisent les guerres comme une excuse pour continuer à obtenir une légitimité auprès du public non-instruit et mal informé. Pourquoi dépenser des milliards de dollars alors que le problème peut être résolu avec quelques millions en investissant dans notre avenir – et notre avenir est à nos enfants ? C’ est de cette manière que nous pouvons gagner les cœurs et les esprits. L’Union européenne et les États-Unis ne doivent pas cacher le fait que le Pakistan a été impliqué dans presque tous les actes terroristes, ces derniers temps dans la région. Ils devraient se concentrer sur le Pakistan, qui sert de laboratoire pour le terrorisme. Le Pakistan est un Etat parrain du terrorisme déterminé à atteindre une profondeur stratégique en Afghanistan et à créer l’instabilité en Inde à travers la guerre « asymétrique » (terrorisme).

Le Pakistan doit être averti qu’il devra faire face aux conséquences s’il n’arrête pas de financer le terrorisme par le biais de ses services secrets militaires ISI.

C’est dans les camps terroristes Al-Qaïda, ISI-talibans, dans les régions frontalières avec l’Afghanistan, que les enfants subissent un lavage de cerveau, sont formés et envoyés se faire exploser au Pakistan et en Afghanistan. Une campagne mondiale est nécessaire. Une approche holistique, couvrant tous les aspects du terrorisme, de la racine de celui-ci à la protection de nos enfants, est nécessaire.

Nous devrions avoir le courage de tenir ferme contre les terroristes et de dire « non au terrorisme”.

(1) « Night letter » : un message de menace de mort est déposé pendant la nuit, avertissant l’enseignante qu’elle doit cesser immédiatement son activité. (NDLR)

Rencontre du 30 mai 2012

De gauche à droite : Huguette Chomski Magnis, Secrétaire générale du MPCT et coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme, Fazal ur Rehman Afridi, le victimologue Bernard-Israël Feldman, Lise Haddad, Présidente du MPCT

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